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Les compositeurs de musique à l'image
Avec douze notes, ils expriment ce dont les mots sont incapables
Trois créateurs donnent vie à une réalisation audiovisuelle : le scénariste, le réalisateur et le compositeur de musique.
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Qu’elle accompagne une scène ou qu’elle participe pleinement au récit, la musique est une composante indissociable d’une œuvre cinématographique : c'est elle qui donne le ton et rythme le film, qui installe une ambiance, marque un style ou une époque, intensifie les émotions.

Parce qu’une œuvre audiovisuelle se regarde autant qu’elle s’écoute, la musique tient une place essentielle au cœur du processus de création. La bande originale participe pleinement à l’identité d’une œuvre audiovisuelle, c'est pourquoi celles et ceux qui l’ont créée, les auteurs et compositeurs de musique, jouent un rôle majeur dans la création de cette œuvre.

Nombreux sont les scénaristes et réalisateurs qui accordent une place de choix à la musique dans leurs œuvres et qui l'intègre dans le processus de création dès l’écriture des premières lignes de leur scénario.
Pour un compositeur, c'est une occasion unique de développer "la couleur du film".

Découvrez, au fil de nos archives inédites, quelques-uns des grands noms de la musique de film.

Interviews inédites en podcasts

Entretiens de Stéphane Lerouge
Entretiens exclusifs et restaurés de Francis Lai, Michel Legrand, Paul Misraki, Philippe Rombi, Béatrice Thiriet, Jean-Claude Vannier et Gabriel Yared.

Podcasts
 

Hommages à de grands compositeurs

Maurice Jarre et Michel Legrand
Maurice Jarre
« Le secret d’une bonne musique de film ? Les cinq premières notes ! ».
Lawrence d'Arabie, Le docteur Jivago, Le jour le plus long, La route des Indes, Paris brûle-t-il ? Le Tambour, Le cercle des poètes disparus ou Mad Max : comment imaginer que ces partitions – parmi 150 autres- ont été écrites par un compositeur qui ne lisait pas la musique à l’âge de 16 ans !

Michel Legrand
« A mes yeux, une très belle bossa nova a plus d’importance que certaines oeuvres de Wagner. »
Ce qui fait la grandeur et la modernité de Michel Legrand, c’est d’avoir, très jeune, fait un choix, celui de ne pas choisir. Ne pas choisir entre la musique symphonique, le jazz (ou plutôt les jazz), la chanson, la pop music, les musiques du monde, notamment d’Amérique du Sud. Mais d’amalgamer toutes ces cultures en une seule voie, la sienne.

Pépites

Michel Magne
Michel Magne : Les Tontons flingueurs
Le succès de ce film (3,3 millions d’entrées) va contribuer à faire de Michel Magne une référence de la musique de film.
Il va enchaîner la série des Angélique, Les Barbouzes de Georges Lautner, des OSS117 et les Fantômas d’André Hunebelle, les meilleurs films de Jean Yanne…

Michel Magne signe donc le 13 août 1963 sa feuille de timbres pour Les Tontons flingueurs, qui doit sortir le 27 novembre en France mais dès le 4 octobre en Allemagne de l’Ouest – coproduction oblige.

Bruno Coulais
Bruno Coulais : Microscosmos
C’est l’une des scènes les plus intenses proposées par le cinéma en 1996. Lyrique, passionnelle, torride... Au casting : deux escargots de Bourgogne.

La sensualité n’est pourtant pas l’impression première que garde Bruno Coulais après deux jours passés à regarder en boucle une longue traînée de mucus conduisant à l’accouplement des gastéropodes. Le compositeur du film confie même avoir eu l’impression que « le sol tanguait » sous lui après ce visionnage préliminaire des rushes, demandé par les réalisateurs.

Maurice Jarre : Docteur Jivago
Après une première collaboration auréolée de succès sur Lawrence d’Arabie (7 Oscars dont celui de la meilleure musique originale), David Lean et Maurice Jarre décident de retravailler ensemble sur l’adaptation du Docteur Jivago.

Cette somptueuse fresque historique et poétique de Boris Pasternak, prix Nobel de littérature en 1958, met en scène un triangle amoureux entre Youri, sa femme et sa muse Lara sur fond de guerre civile, le Pays des Tsars se transformant douloureusement en Union des Républiques Socialistes Soviétiques.

Vladimir Cosma
Vladimir Cosma : La Boum
En décembre 1980, La Boum sort dans les salles obscures. Après un démarrage timide, la comédie que Danièle Thompson a coécrite avec le réalisateur Claude Pinoteau grimpe au box-office, restant à l’affiche durant trente-cinq semaines en France et cartonnant à l’étranger.

Il faut dire qu’elle est portée par une chanson qui se fredonne jusqu’en Asie du Sud-Est…Et pourtant, « Reality » n’aurait jamais dû exister, car Vladimir Cosma n’était pas censé réaliser la BO du long-métrage. Initialement prévu, Michel Polnareff a déserté pour les Etats-Unis. Le producteur Alain Poiré appelle en catastrophe l’ancien assistant de Michel Legrand.

Crédits photo du visuel en entrée de page (de gauche à droite) :
Monfourny/Dalle - Olivier Roller - Philippe Quaisse/Pasco and co - Laurent Koffel/Gamma Rapho

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