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Exil !
Le chant des déracinés
Une exposition visuelle et sonore de la Discothèque de Radio France, et du fonds d’archives du musée Sacem
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Fuyant la misère, les guerres ou les dictatures, nombre d’écrivains, poètes, musiciens, artistes des quatre coins du monde, ont quitté leur patrie, volontairement ou le plus souvent sous la contrainte, pour prendre la route de l’exil, laissant derrière eux leur terre natale, leur famille et leurs amis.

Avec pour tout bagage, leurs mots et leurs musiques comme mode d’expression et de communication, ils ont traversé les frontières en quête d’un ailleurs, d’un havre de paix où s’établir et vivre libres.

Le Printemps de Bourges, la Discothèque de Radio France et la Sacem, à travers leurs collections, vous invitent à emprunter les chemins de l’exil avec celles et ceux qui l’ont chanté (Alain Souchon, Juliette, Bernard Lavilliers, Francis Cabrel...) et qui l’ont vécu : musiciens, chanteurs d’Afrique subsaharienne, du Maghreb, d’Amérique du Sud et d’Europe qui, en rejoignant des contrées moins hostiles, ont contribué à enrichir les scènes artistiques et musicales de leurs pays d’accueil.

> Découvrez l'ensemble des archives Sacem liées à cette exposition virtuelle

Adieu mon pays - Enrico Macias (1964)

Egypte - France / Enrico Macias, né Gaston Ghrenassia à Constantine en Algérie, se décide à quitter l’Algérie le 29 juillet 1961 avec sa famille, soit onze mois avant la fin de la guerre.

Le métèque - Georges Moustaki (1969)

Né à Alexandrie, en Egypte de parents juifs grecs mais de nationalité italienne, il viendra en 1951 en France. Il exerce plusieurs petits métiers avant de devenir pianiste de bar. Il rencontre Henri Crolla qui lui présentera Edith Piaf pour qui il écrivit "Milord". En 1968, il sort le "Métèque", ballade romantique d'un exilé.

Soul Makossa - Manu Dibango (1972)

En 1949, il quitte le Cameroun pour la France et triomphera en 1972 avec ce succès.

Lily - Pierre Perret (1978)

Pierre Perret dénonce dans cette chanson le racisme et les disriminations que les immigrés rencontrent en arrivant dans notre pays. Il prend l'exemple d'une somalienne nommée Lily qui arrive en France et se trouve confrontée à une réalité bien différente des idéaux républicains.

La carte de résidence - Slimane Azem & Noureddine Meziane (1979)

Algérie - France / Slimane Azem est né à Agouni Gueghrane, un petit village situé sur les contreforts des monts du Djurdjura (Kabylie).En 1937, il débarque à Longwy et trouve un travail de manœuvre dans une aciérie avant d’être mobilisé, lors de la « drôle de guerre », à Issoudun. En 1940, il est réformé et s’en va à Paris où il est embauché comme aide électricien dans le Métro.

Là-bas - Jean-Jacques Goldman / Sirima (1987)

Dans ce duo, Jean-Jacques Goldman et Sirima s'opposent. L'un veut s'exiler, l'autre rester, malgré les souffrances. Le 45t a été vendu à plus de 600 000 exemplaires.

Ya rayah - Dahmane El Harrachi (1991)

Algérie - France / En 1949, il se rend en métropole et s'installe à Lille, puis à Marseille et enfin à Paris, ville qu'il ne quittera pratiquement plus. Pendant des années, il se produit dans les cafés maghrébins des villes de France. Il interprète le répertoire chaâbi en s'accompagnant d'un banjo. Auteur-compositeur, il adapte à sa manière le chaâbi en créant un nouveau langage musical et poétique.

C'est déjà ça - Alain Souchon (1993)

Sur une musique de Laurent Voulzy, Alain Souchon évoque dans cette chanson les conséquences des conflits armés qui poussent des populations à fuir. Ici, il parle d'un réfugié soudanais qui vit dans le quartier de Belleville à Paris.

Adieu la France - Mohamed Mazouni (2019)

Algérie - France / Mazouni émigre de 1973 à 1982, et réintègre son pays. Depuis son retour au pays natal, Mohamed Mazouni n'a jamais cessé d'écrire et de composer des chansons engagées, sociales, morales.

Crédit photo : Jonathan Stutz

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