
Enfant unique passionné par les animaux, il développe très tôt un goût pour l’observation et l’imitation. Après quelques cours de théâtre à l’Olympia auprès de Raphaël Gozalbo, il troque son rêve de devenir vétérinaire pour le costume de Dingo à Euro Disney.
Cette expérience du jeu masqué, au contact direct des spectateurs, forge son rapport au corps et nourrit son envie d’écriture. Il présente ses premiers textes dans les cafés-théâtres parisiens où il construit peu à peu son répertoire.
La notoriété arrive en 1996 lorsqu’il remporte l’émission Graines de Star, sous les yeux de Sylvie Joly, marraine de l’édition. Habitué du Carré Blanc, haut lieu du café-théâtre parisien aujourd’hui disparu, il joue tous les soirs avec Éric Collado, Emmanuel Joucla, Éric Massot et Jean Dujardin : ensemble, ils créent la troupe Nous Ç Nous. Leur humour absurde, nourri de parodies, de chansons et d’une observation précise des codes médiatiques, trouve rapidement sa place à la télévision et installe durablement leur univers auprès du grand public.
Au début des années 2000, Bruno Salomone poursuit l’aventure en solo avec N’est pas cochon d’Inde qui veut, premier spectacle d’une série de créations dont il est l’auteur. Il y déploie une galerie de figures comiques portées par une gestuelle minutieuse et un sens aigu du rythme. Présent simultanément à la télévision, au cinéma et sur scène, il devient l’un des visages familiers du paysage audiovisuel français. Dans Fais pas ci, fais pas ça, son Denis Bouley, père fantasque et profondément attachant, accompagne pendant près de vingt ans la vie des téléspectateurs. Ce rôle lui vaut une Nymphe d’or au Festival de télévision de Monte-Carlo en 2009.
Au cinéma, il retrouve régulièrement Jean Dujardin, notamment dans Brice de Nice et sa suite, où son Igor d’Hossegor marque durablement les spectateurs. Voix off du jeu Burger Quiz, comédien de théâtre, auteur de romans et créateur de spectacles tels que Euphorique ou Le Show du futur, il explore sans cesse de nouveaux registres, allant jusqu’à aborder des partitions plus dramatiques. Comme le résume Jean Dujardin : « Il avait les expressions de Jim Carrey et la gueule de Marlon Brando. »
Dans ses créations en solo, il développe une écriture nourrie d’une sensibilité aiguë aux sons, aux gestes et aux failles du quotidien. Il compose une galerie de personnages où le burlesque se mêle à une profonde humanité, inscrivant son humour dans une forme d’intemporalité.
Entré à la Sacem en 1994 en qualité d’auteur, il en était devenu sociétaire définitif en 2006.
« Dans ses créations en solo, Bruno Salomone a développé une écriture nourrie d’une sensibilité aiguë aux sons, aux gestes et aux failles du quotidien. Il a su, au fil de sa carrière, composer une galerie de personnages où le burlesque se mêle à une profonde humanité, inscrivant son humour dans une forme d’intemporalité. » Patrick Sigwalt, compositeur, Président du Conseil d’administration de la Sacem.
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Publié le 17 mars 2026 © Laurent KOFFEL/GAMMA-RAPHO