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exposition

Le disco français


Si la planète a dansé sous les boules à facettes, rares sont les pays qui ont vraiment produit du disco : les États-Unis, l’Allemagne et la France. Partez à la rencontre des créateurs du disco français qui ont popularisé chez nous (et exporté !) ce savoir-faire Made in France. Comme le tango ou le twist, le mot disco désigne à la fois un style musical et une danse, voire un style vestimentaire. Les artistes disco – même masculins - sont souvent vêtus d’habits de lumière et se maquillent. Le Glam rock glitter leur avait ouvert la route, le public - qui ne veut plus ressembler à Madame ou Monsieur tout le monde - les imitera.

Le disco naît à une époque où les discothèques avec disc jockeys (DJ) ont démodé les bals populaires. Il libère les pulsions animales, et satisfait moins les émotions cérébrales. Énergique mais sensuel, quasi-sexuel, il est la musique du corps et de la nuit. Résultat d'un mélange de mélodie pop et d’orchestration funk, le musique disco est binaire avec un tempo rapide, entre 120 et 140 battements par minute (BPM). Les pulsations sont marquées par la grosse caisse sur chaque temps. La basse joue aussi un grand rôle, tout comme les cordes et les cuivres, mais surtout les synthétiseurs… et la voix de l’artiste.

En France, le disco n'est pas conçu pour être diffusé à la télévision car il est souvent chanté en anglais, donc moins accessible (et quand il est en français, les mots sont plus remplis de son que de sens). Comme il est bourré d’énergie positive et colorée, cela gêne moins les radios, périphériques, qui n’ont pas encore de quotas. Il est aussi promu par la presse jeune, désormais en quadrichromie, à son apogée. En revanche, le disco n’est pas fait pour être applaudi sur une scène, mais pour être dansé sur une piste (Du Palace à Paris au Studio 54 à New-York). Et l’Occident a besoin de faire la fête pour oublier la fin des Trente Glorieuses. 

Commercialement, le disco se vend surtout en 45 tours, et invente le format "Maxi-Single" qui comprend les premières versions longues de l’histoire. En France, 1977 marque l’apogée des ventes de formats courts. Pas un hasard... On vend aussi des formats longs : 33 tours mais également cassettes audio, d’autant plus que le walkman est inventé par les Japonais en fin de décennie. 

40 ans après le phénomène disco, et l’important rôle que les Français y ont joué, le french disco n’a pas eu les honneurs des Ors de la République, et ce malgré la série de disques d’or sur tous les continents. Puisse cette exposition lui permettre de commencer à être reconnu comme une partie de notre culture.

Jean-Pierre Pasqualini

Les pionniers (1972-1974)


À l’automne 1973, le premier choc pétrolier va marquer la fin des Trente Glorieuses. Dans la musique, à l’heure où "Les bals populaires" et l’accordéon prennent le maquis, les discothèques et les synthétiseurs annoncent leur règne avec l’arrivée du Mini-moog. La musique va progressivement devenir électronique... et disco. Une fois de plus, les États-Unis donnent le ton et le tempo.
​​​​​​​Mais qui sont les pionniers du disco en France ? Plutôt des musiciens et des artistes installés, un Mini-Moog étant cher à l’achat. On assiste au même phénomène qu’au début du rock, où les musiciens amateurs n’avaient pas accès aux guitares électriques. Voici donc l’histoire des pionniers du disco 100% français qui, de 1972 à 1974, par petites touches de son, vont donner des couleurs dansantes à la variété française.

SOUL MAKOSSA : DE LA WORLD MUSIC EN DISCO...THÈQUES !

7 mars 1972 : Manu Dibango dépose au bureau de la Sacem de Yaoundé le titre Soul Makossa.
Emmanuel Dibango est un Camerounais, venu faire ses études en France, avant d’y découvrir la musique. Après un passage par la Belgique, qui lui permet d’aller travailler au Congo Belge, il revient en France dans la deuxième moitié des années 60. Musicien multi-instrumentiste, il travaille avec Dick Rivers, Nino Ferrer puis Mike Brant, tout en enregistrant un 33 tours de reprises. 
C’est en 1972 qu’il compose cet hymne officiel de l'équipe du Cameroun, qui accueille la 8ème Coupe d’Afrique des Nations de Football. Grâce à une aide officielle d’un million de francs CFA, il soigne l’enregistrement de cette œuvre inspirée d’un rythme du mouvement makossa, auquel il donne un côté soul, d’où son titre. Si un 45 tours est distribué gratuitement lors de la CAN, le morceau figure aussi dans son nouvel album en France. Extrait en simple, c’est un joli succès qui popularise les rythmes africains dans l’Hexagone, d’autant plus que le texte, quasi-tribal, est facile à fredonner tout en dansant. Les discothèques francophones s’en emparent.  

Grâce à un DJ américain qui déniche l’enregistrement dans un magasin de Brooklyn et le passe dans sa discothèque, le titre est réclamé chez les disquaires de la Big Apple.
WBLS, la radio plus populaire pour la communauté de couleurs de NYC, prend le relais. Enfin, Ahmet Ertegun, le patron d’Atlantic, qui aime beaucoup la France, décide de sortir le disque aux États-Unis et encourage Manu à faire une tournée américaine. Bingo ! Soul Makossa se classe N°35 au Billboard Hot 100 et N°21 au Billboard Hot Soul Singles en 1973.
Dix ans plus tard, Michael Jackson samplera Soul Makossa dans le morceau Wanna Be Starting Somethin’ sur l’album Thriller (1982). Sans autorisation. Pensant peut-être qu’il fait partie du "folklore". Le procès se soldera par un accord à l’amiable. 

UN POP-CORN QUI DONNE DE L’OXYGÈNE

Parmi les premiers musiciens réputés qui ont utilisé le Moog, il y a le Français Jean-Jacques Perrey, collaborateur de l’Allemand Gershon Kingsley, le compositeur du premier tube 100% synthétique, Popcorn.  
Créé sur le Moog modulaire IIIC en 1968, il va connaître un succès planétaire grâce à l'arrangement de l’Américain Stan Free du groupe Hot Butter en 1972. Les reprises sont nombreuses. En France, celle d’Anarchic System, le groupe de Guy Boyer, fait un joli succès.
Certaines sont même chantées : Antoine en enregistre des versions en français, italien, espagnol et allemand ! Jean-Michel Jarre en fait aussi une cover instrumentale qui influencera son Oxygène. En 2010, le groupe Muse mettra également ce titre à son répertoire.  

Dès 1953, après quatre ans de médecine, et quelques années d’accordéon en amateur, Perrey se tourne vers la musique professionnelle, en faisant des démonstrations partout en Europe de l’Ondioline de Georges Jenny, un nouvel orgue à base de tubes à vide créé en 1941. 
Il accompagne même Trenet et Piaf, laquelle lui présente un producteur américain. C’est ce dernier qui met à sa disposition à New-York un studio pour composer des jingles publicitaires dès 1960. Il y crée une bibliothèque de samples et publie même un 30 cm, The Happy Moog.
C’est en 1964 qu’il rencontre Kingsley, avec lequel il enregistre deux autres 33 tours. Un de leurs morceaux sera repris par Disney. Perrey publiera encore deux albums (en 1968 et 1970 Moog Indigo) avant de se consacrer à la musique thérapeutique. Pendant ce temps, Kingsley, nourri de tout ce que Perrey lui a apporté, composera le fameux Popcorn, qui a donc de la France dans ses gênes !  

DES PLAISIRS DÉMODÉS D’AVANT-GARDE ! 

Vedette aux succès qui s’exportent depuis les années 50, Charles Aznavour ouvre le feu du pré-disco « dans le bruit familier de la boîte à la mode aux lueurs psychédéliques au curieux décorum » avec ses Plaisirs démodés.
Nous sommes en 1972. S’il en signe le texte, la musique est de son beau-frère, le surdoué de la mélodie populaire, Georges Garvarentz. Habile alternance entre passages slows et passages pré-disco, la chanson est un très gros succès d’un Aznavour qui prouve à nouveau qu’il sait s’adapter aux modes (il l’a déjà montré à l’époque yéyé en signant pour Johnny, Sylvie et bien d’autres) et séduire de nouvelles générations. La preuve ? Son titre passe à la radio mais il est également diffusé en discothèques où il assure la transition entre le jerk (une danse lancée aux États-Unis en 1964, en France deux ans plus tard par Gainsbourg, Dutronc, Delpech…, et qui va s’adapter aux rythmes psychédéliques) et le disco.
Avec ses tenues "glam" avant le mot (on parle beaucoup de ses vestes à l’époque), Aznavour va même enregistrer le titre en allemand, italien et anglais. Et ça va marcher à l’export ! Une douzaine de reprises suivront jusqu’au nouveau millénaire (en anglais et même en allemand).  

Le groupe américain MFSB (Mothers Fathers Sisters Brothers), qui comprend les Three Degrees, lance en 1973 le 45 tours du TSOP (The Sound Of Philadelphia), qui va enflammer les dancefloors du monde entier. 
Définitivement pré-disco, crédité à Kenneth Gamble et Leon Huff, ce titre a beaucoup "emprunté" au fameux Frou-frou français, créé sur scène en 1897 dans la revue Paris qui marche au Théâtre des Variétés à Paris. Surtout qu’écrite par Hector Monréal et Henri Blondeau sur une musique d'Henri Chatau, ce Frou-frou avait déjà été repris souvent. Il y a de fortes chances que nos amis américains l’aient entendu !  
Ils décident de reprendre les ficelles de la Motown de Detroit - dont l'âge d'or est passé - pour inventer le son "Philly", chatoyant et voluptueux. C’est ce parfait écrin qui assurera la transition entre la soul et le disco. Avant de partir pour New York, ce sont donc les MFSB qui "inventent" en 1973 le disco, avec des titres comme Love Train ou ce TSOP, démarqué de notre Frou-frou, lequel sent bon la valse parfumée à la baguette de pain, malgré son tempo accéléré.  

CLOCLO : AMBASSADEUR DE LA TAMLA MOTOWN 

1973 : idole depuis dix ans, Claude François est un pionnier du disco à plus d’un titre. 
Dès 1962, il chante, danse mais joue aussi de la batterie (un instrument phare du disco). Et comme ce n’est jamais assez, au milieu des années 60, il engage des danseuses qu’il baptise les Claudettes (futures Clodettes), inspiré par les Raylettes de Ray Charles. On raconte que si elles étaient aussi "déshabillées", c’était pour attirer les copains des "favinettes" de l’idole, et pour que ces derniers aient envie de revenir !
En revanche, s’il compose quelques titres, il adapte beaucoup de succès anglo-saxons, comme tous les yéyés. Notamment de la Tamla Motown, dès 1966. Fou du son de ce label de Detroit, il va même enregistrer un album d’adaptations dans cette ville en 1971. Toutes les conditions sont réunies pour qu’il passe au disco…  
C’est en 1973, que Cloclo cosigne un deuxième tube dansant (après Viens à la maison (Y a le printemps qui chante)), avec le fidèle Jean-Pierre Bourtayre, mais cette fois, également avec le chanteur Nicolas Skorsky. Cette Chanson populaire compte même un arrangement signé du grand Jean-Claude Petit. Le chanteur en gravera d’ailleurs une version anglaise (Love Will call The Tune) pour un album destiné à l’export en 1977.
En attendant, c’est en écoutant la version (en français !) des Three Degrees - girls-group américain qui chante le générique de Soul Train, l’émission de TV culte aux États-Unis, et a repris aussi le fameux TSOP - qu’on prend toute la dimension pré-disco de cette Chanson populaire, qui s’en va et qui revient.

UN PRÉMATURÉ DU NOM DE BORN TO BE ALIVE

Patrick Hernandez fait ses premières incursions dans le monde de la musique avec différents groupes. Parmi eux, Paris Palace Hotel, P.P.H., fondé par Patrick Margueron - un musicien qui a animé beaucoup de bals et de soirées privées -, et produit par Jean-Claude Pellerin et le grand producteur belge Jean Van Loo. Margueron, après des maquettes enregistrées au Studio D.E.S. à Bruxelles, grave au Studio 92 en banlieue parisienne, un 30 cm de 14 chansons. Nous sommes vers 1973. Parmi les titres, la plupart de Margueron, il y en a un signé par Patrick Hernandez : Born to Be Alive, dont la maquette n’est pas du tout pré-disco, plutôt folk à la Dylan première époque. Et c’est ensuite avec des sonorités rock californien - guitares électriques bien en avant – que Margueron, fan des Shadows, va s’orienter pour produire ce "brouillon" de tube. Une version qui ne séduit personne, même dans le groupe, où l'on trouve aussi Hervé Tholance. Bilan : l’album ne sortira pas - le studio n’ayant jamais été payé -, et le groupe sera dissous quelques mois plus tard. À suivre…  

SKORSKY : LA GENÈSE DE SANTA ESMERALDA

Auteur-compositeur-interprète, Nicolas Skorsky ​​​​​​​se révèle en France en 1972 avec Comme je t’aime, qui connaît un joli succès chez Carrère. S’il ne publie qu’une dizaine de 45 tours de chanteur jusqu’à la fin des années 80, il devient rapidement un compositeur que l’on s’arrache, signant pour Ringo (qui est dans la même écurie, Carrère), Claude François (une belle carte de visite), Daniel Guichard, Les Frères ennemis (Disco Love, une parodie arrangée par Karl-Heinz Schäfer en 1975)… En attendant de produire, en 1977, le groupe Santa Esmeralda avec la reprise disco du Don’t Let Me Be Misunderstood, qui va connaître un succès international.  

Il connaît le marché international depuis 1974, où il compose Crystal World, un succès instrumental (et donc plus exportable), arrangé par trois pointures : Raymond Donnez, Karl-Heinz Schäfer et Jacques Denjean. Ce morceau pré-disco, funk avant la mode, est enregistré par le groupe français Crystal Grass, composé de Steve Leach et de musiciens professionnels comme Slim Pezin. Ce groupe est également produit par Lee Hallyday, le compagnon de la cousine de Johnny, lequel a managé l’idole des jeunes dans les sixties.Si Crystal World est édité en 1975 sur un 30 cm pressé en France, en Allemagne, Espagne, Italie et aux États-Unis, avec des reprises (notamment de Barry White), une adaptation de Patrick Lemaître avec Jacques Demarny et Jean-Pierre Lang, il comprend aussi des originaux de Skorsky, des arrangeurs sus-cités, et du chanteur arménien venu d’Egypte, Alec (Kouyoumdjian dit Costandinos), alias Robert Rupen (Rupen étant le prénom de son frère en arménien), qui va faire carrière dans le disco.  

LE GROUPE KONGAS AVEC CERRONE 

Un été au début des années 70, Eddie Barclay découvre à Saint-Tropez le groupe Kongas, avec son batteur bientôt culte, Cerrone, et d’excellents musiciens comme Raymond Donnez, futur Don Ray. Le producteur au cigare les signe sans tarder.En 1972, le groupe enregistre Jungle, signé d’un des membres du groupe, Patrick Sesti pour la musique, de Boris Bergman pour le texte. Ce morceau, plus afro que disco, sort deux fois en 45 tours en France (et aussi en Espagne, au Portugal et au Canada) avant de figurer sur le premier 30 cm de Kongas en 1974. S’il n’est pas un succès populaire à sa sortie, le titre, remixé par Tom Moulton en 1979, non seulement fera un succès au Japon (classé N°39 au Top Oricon), mais il sera à l’origine de la mode de l’afro-disco, qui poussera les maisons de disques japonaises à distribuer notamment des disques de Manu Dibango.  

L'EXPLOSION (1975-1976)


Milieu des années 70. La Crise est là. Désormais, la musique s’élabore dans un mélange d’instruments acoustiques, électriques et électroniques. Plus aucun studio d’enregistrement ne peut se passer d’un Moog. Le géant Bernard Estardy, l’ingénieur du son N°1 de la variété au Studio CBE, l’a bien compris. Bidouilleur de génie, il va optimiser le mélange pour le servir aux ex-idoles yéyés qui cherchent un nouveau souffle.

Pour l’heure, le disco est une musique d’avant-garde qui a encore une bonne image, ce qui pousse des artistes moins "variétés" à saupoudrer leurs oeuvres de poudre pailletée. C’est aussi la période où des aventuriers sans passé, qui n’ont rien à perdre et tout à prouver, tentent leur chance en créant du disco 100% français.

LE SACRE (1977)


1977 : un an et demi après le début de ses vols commerciaux, le Concorde se pose enfin à New-York. Comme s’il tenait à contribuer à l'export des stars du disco français. En effet, c’est vraiment 1977 qui voit l’apogée du disco Made In France. En anglais. Evidemment, ce succès attire de nouveaux aventuriers qui tentent leur chance, et pousse d’autres stars de la variété à plonger dans le grand bain de mousse rose et or.

Et même si les adaptations ou covers sont moins rentables en matière de droits d’auteur que des titres originaux, elles sont toujours nombreuses. D’autant plus que les Américains montrent l’exemple en mettant à la sauce disco "tout ce qui bouge"… Rien de tel que de tremper un bon vieux standard, si possible international, dans un bain disco pour lui redonner une seconde jeunesse… planétaire !

CERRONE ET SON SUPERNATURE

Après Love In C Minor, Cerrone persiste et signe avec deux nouveaux tubes sur son album 3 : Supernature et Give Me Love, deux œuvres qu’il compose cette fois, et dont les textes sont d’abord parolés en français par Alain Wisniak, son grand complice avec lequel il cosignera plus de 40 morceaux. 
Supernature est d’abord déposé à la Sacem sous le titre Malligator à l'été 1977. Un mois plus tard, un second dépôt atteste que la chanson est devenue Supernature, adaptée par Lili Premilovich alias Lene Lovitch. Cette dernière est une chanteuse américaine de Detroit, qui a grandi et appris le saxophone en Angleterre. En 1975, elle rejoint le groupe The Diversions avant de rencontrer Cerrone. Elle enregistrera ensuite trois albums sous son nom et collaborera aussi avec Nina Hagen. L’arrangement du morceau est signé Don Ray (Raymond Donnez). Supernature fera une belle carrière internationale et sera même repris par Erasure en 1989 et Beth Ditto and The Shoes en 2015.

CLOCLO : L'APOTHÉOSE DISCO

Claude François ne pouvait pas ne pas suivre de très près l’évolution du disco. Après quelques adaptations du genre, une parenthèse reggae d’avant-garde, il revient au disco pour un album entier en 1977. Il ne sait pas que ce sera le dernier...On y trouve notamment le tube Magnolias For Ever, qu’il cosigne avec son fidèle compositeur Jean-Pierre Bourtayre, et dont le texte est d’Étienne Roda Gil, le parolier chic de Julien Clerc, que Cloclo a convaincu d’écrire pour lui. Quant à la part d’arrangeur, elle va au grand Jean-Claude Petit, qui se met enfin au disco à fond.Si le morceau ne traversera pas les océans, il traversera le temps. En effet, aujourd’hui, aucune soirée dansante digne de ce nom ne peut se passer des succès disco de Cloclo !>Découvrez le bulletin de déclaration de Magnolias For Ever

Le tube suivant (et ultime) sera le fameux Alexandrie Alexandra, toujours du trio Cloclo, Bourtayre, Roda-Gil, avec cette fois un arrangement de Raymond Donnez, le magicien du son de Cerrone, entouré d’excellents musiciens comme Raymond Gimenez ou Slim Pezin à la guitare rythmique. S’il fait partie de l’album sorti fin 1977, ce titre est extrait en 45 tours au printemps 1978, soit au moment où l’idole disparaît. Son immense succès est certainement également dû à cet événement.À noter que le dernier opus de Cloclo regorge de pépites, notamment disco, comme Disco Météo, au texte de Jean Schmitt (le parolier de Sheila) sur une musique de l’idole et du fidèle Jean-Pierre Bourtayre. Également, juste avant de nous quitter (sept mois après Cloclo, en 1978), Jacques Brel enregistrera aussi un titre à l’esprit disco, Les F. (Les Flamingants), sur son dernier album.
>Découvrez le bulletin de déclaration d'
Alexandrie Alexandra et la partition

BERGER-GALL : LE COUPLE ROI DU DISCO EN FRANÇAIS 

À la fin des années 60, qui l’ont sacrée Idole yéyé, France Gall s’est exilée en Allemagne de l’Ouest, où elle est connue depuis sa victoire à l’Eurovision en 1965 avec La poupée de cire, poupée de son, signée Gainsbourg. Outre-Rhin, elle publie aussi bien des "adaptations teutones" de tubes brésiliens que de Sheila. Parmi ses faits d’armes au pays de Goethe, il y a celui d’avoir chanté du Giorgio Moroder (Ich Liebe Dich So Wie Du Bist), mais avant sa période disco électro. Après avoir rechanté du Gainsbourg sans conviction (Frankenstein), elle rencontre en 1973 le chanteur et compositeur Michel Berger qui vient de lancer la Révélation féminine de 1972 : Véronique Sanson, et qui a remis sur les rails une autre idole yéyé : Françoise Hardy avec Message personnel.Après une belle Déclaration commune, et quelques autres succès, dont le duo Ça balance pas mal à Paris en 1976, France va permettre à ce créateur fan de Gerschwin de s’imposer dans le disco. Leur Musique du 30cm Dancing Disco de 1977 est un raz de marée 100% français, y compris dans le texte. Guitare rythmique avec pédale wah-wah, son de piano Fender Rhodes - qui fait aussi office de percussions -, basse mélodique rythmée : tout y est ! Les mauvaises langues diront que le début du titre évoque le Shaft d’Isaac Hayes créé en 1971, mais "toute ressemblance avec des œuvres existantes ou ayant existé…", on le sait, n’est jamais entièrement fortuite.
​​​​​​​>Dévouvrez le bulletin de déclaration de Musique et la partition

SHEILA : DU DISCO EN ANGLAIS 100% FRANÇAIS !  

Après 15 ans de carrière, Sheila, qui a chanté aussi en italien, allemand et espagnol, enregistre en secret, pour la première fois, un titre en anglais, mais 100% made in France. En effet, Love Me Baby signé officiellement par Racer, Wickfield, Copperman et P Forrest, est en fait une chanson de Claude Carrère, le pygmalion de la chanteuse, avec l’arrangeur Mat(hias) Camison, et Gilbert Chemouny. Patricia Forrest est la seule véritable anglo-saxonne de la bande.Si la chanson n’est déposée à la Sacem que le 13 juin 1977 (Carrère était superstitieux, faisant toutes les choses importantes une fois par mois, le 13…), le 45 tours sort dès le printemps 1977, non pas sous le nom de Sheila mais sous celui de SB Devotion et sans la photo de la chanteuse sur la pochette. Il faut dire que son image est loin de celles des chanteuses disco, d’autant plus que son dernier tube en date est carrément une chanson pour les tout-petits : L’arche de Noé, que Chantal Goya aurait pu chanter. Ce n’est donc qu'une fois le titre bien lancé en radio, et déjà un tube, qu’on apprendra la vérité dans Les rendez-vous du dimanche de Michel Drucker, où Sheila apparaît avec un groupe de trois danseurs noirs, habillée d’un short moulant pailleté, d’un T. shirt trop court voire moins, chaussée de bottes lamées, un foulard noué autour du genou. Un nouveau coup de maître pour le grand Claude Carrère. Love Me Baby sortira aussi en Allemagne, en Italie et même en Angleterre… où il se classera dans les hits. 
>Découvrez le bulletin de déclaration de Love me baby et le texte

SPACE : LE DISCO DE L’ESPACE  

Didier Marouani fait partie de la plus grande famille du show bizz du XXe siècle, celle dont Brel comptait les membres comme on compte les moutons. Chanteur à minettes chez Barclay au milieu des années 70, Didier ne parvient pas à s'imposer comme interprète. Heureusement, sous le pseudo d'Ecama, il écrit des chansons pour Nicole Rieu, Régine et Nicoletta, et, plus tard, Gloria Gaynor et Daniel Lévi.Alors que Jean-Michel Jarre triomphe avec sa musique instrumentale électronique, Didier décide de lancer lui aussi un projet du même type. Ce sera Space, avec Roland Romanelli, l'accordéonniste de Barbara, et la chanteuse Madeline Bell. En 1977, s’ils n’apparaissent pas sur la pochette de leur premier 45 tours, leur titre Magic Fly, influencé par le disco mais pas que, s'impose dans le monde entier, notamment en URSS. Trois albums, avec des  titres chantés par Madeline Bell, s’enchaîneront (de 1977 à  1979), jusqu'à ce que Didier quitte le groupe en 1980. Romanelli restera aux commandes, épaulé par Jannick Top, alors que Cessy Stone remplacera Madeline Bell. Le groupe continuera ainsi jusqu'au milieu des années 80, notamment en URSS, où il tournera en 1983 avant de disparaitre. Dans les années 2000, Didier Marouani remontera la formation pour donner à nouveau des spectacles en Russie. Dix ans plus tard, il retrouvera même Jannick Top pour enregistrer un nouvel album de Space.  

LE RÈGNE (1978)


Alors que les Accords de Camp David sont signés entre l’Egypte et Israël, le disco règne sur le monde de la nuit, d’orient en occident. Le show bizz international se demande vraiment quand la mode va passer, même si le reggae commence à se populariser et le rock à reprendre du poil de la bête.

Les aventuriers du disco, qui se sont faits une place sous les sunlights des discothèques, font tout pour entretenir la flamme. Ils redoublent d’énergie et poussent les potentiomètres, notamment au niveau des watts. Sans compter que l’ensemble du monde de la variété française trempe désormais dans le disco, de gré ou de force, certains pour "un coup", d’autres plus sérieusement, au point de changer de look voire de nom. De 8 à 88 ans, toute la variété est gagnée par la fièvre du samedi soir. Le show business est devenu le disco business.

L'APOGÉE (1979)


Alors qu’est créé l’ECU, ancêtre de l’Euro, l’avalanche disco de créations françaises – en anglais pour la plupart – redouble d’intensité. Désormais, tous les producteurs hexagonaux ont compris que le disco était la clé pour exporter la musique. Pourtant, avec le rock qui revient au premier plan, certains "aventuriers" du disco (Cerrone), à l’instar de disco queens (Donna Summer), lâchent le disco pour le rock. C’est le début de la fin. D’autant plus que nombreux sont les artistes de variété française qui s’y cassent les dents. Heureusement, le french disco compte encore quelques fulgurantes réussites (Born To Be Alive).

Et puis il y a toutes les stars du disco français qui, décomplexées par leur succès international, osent désormais commander des titres originaux à des Américains (Nile Rodgers et Bernard Edward de Chic écrivent Spacer pour Sheila).

LE RECUL (1980-1982)


Coluche se présente aux Présidentielles mais c’est l’ami de la Disco Queen Dalida, François Mitterrand, qui est élu en Mai 81. En ces temps de Changement, la jeunesse hexagonale aspire à d’autres musiques. Et c’est pareil partout sur la planète.

Les maisons de disques passent au rap qui balbutie, et reviennent à l’étalon rock (même Les Stones s’étaient « discoïfiés » avec « Miss You », ou Kiss avec « I Was Made For Loving You »). La bande FM s’ouvre aux « radios libres » qui vont aider une nouvelle génération d’aventuriers à s’imposer. Certains osent une disco touch, sans la nommer : le disco ne disparaît pas mais prend le maquis, sort masqué. Si Sheila, Juvet… passent au rock dit FM, d’autres artistes confirmés – toujours soutenus par les périphériques - restent fidèles au disco. D’autres débarquent sur ces plages vinyliques sans réaliser qu’il est un peu tard…

LA FIN (1983-1989)


Le disco est à l’agonie. Après les campagnes anti disco aux USA dès 1979 (« Disco Sucks : Le disco ça craint »), c’est la découverte du Sida qui assène un coup fatal en 1983. Les années de liberté sexuelle sont révolues. Sans compter qu’en France, le soufflet d’espoir né avec le socialisme au pouvoir est retombé. La nouvelle génération est « désenchantée ». Sur la Côte Est des Etats-Unis, on parle du Post-disco, réaction à la sur-commercialisation et l’écroulement artistique de cette musique. En France, le rap est en pleine ascension et le rock se renouvelle grâce aux échantillonneurs (ou samplers) australiens Fairlight. Quant au marché du disque, il change avec l’arrivée du CD en 1982 et du Top 50 en 1984. Cependant, quelques producteurs français ne veulent pas lâcher l’affaire, d’autant plus que le rap hexagonal, bâti sur les textes, a peu de chance de s’exporter. Et surtout que les vidéo-clips permettent une promotion planétaire depuis la création de MTV en 1981.

ADAPT' DISCO (1974-1989)


Après 7 salles de tubes originaux, passons aux adaptations de titres étrangers dans notre langue.

Elles ne sont pas propres aux années 60 comme on le dit souvent. Depuis le début du disque, les artistes français ont toujours adapté. De Tino Rossi dans les années 30 à Francis Cabrel dans nos années 2010. Certes, après Mai 68 se développe une chanson populaire 100% française, mais on a continué a beaucoup adapter dans les années 70, dans tous les styles, et notamment le disco. A noter qu’à cette époque certains artistes français, reprennent des standards internationaux tels quels, juste pour le plaisir de les plonger en version originale dans la sauce disco. D’autres vont traduire, voire adapter des succès disco afin de les rendre plus accessibles.

Revue de détails des artistes français, génération par génération, de la plus récente à la plus ancienne….

THE COVER LATINO DISCO MADE IN FRANCE 

Si la plupart des producteurs français du disco ont, non seulement édité, mais aussi écrit, les œuvres qu’ils allaient faire enregistrer à leurs nouveaux artistes disco, ce n’est pas le cas du chanteur-créateur Nicolas Skorsky et de l’homme d’affaires Jean-Manuel de Scarano (ex-complice de Monty). 
​​​​​​​En effet, en 1977, ces deux professionnels du disque lancent le projet disco-flamenco Santa Esmeralda. Une fois de plus, car c’est courant dans les projets disco, ils enregistrent le morceau avant d’en trouver l’image, soit les interprètes "officiels". En studio, les musiciens José Souc, Slim Pezin, Christian Padovan et Jean-Claude Petit se chargent donc "d’habiller" d’une robe rouge à volants noirs et d’un éventail à dentelles la reprise du Don’t Let Me Be Misunderstood créé par Nina Simone (1964) et popularisé par les Animals l’année suivante. Comme c’est un succès radio, et qu’il faut bien incarner la voix pour la promotion en télé, on recrute le chanteur-saxophoniste américain Leroy Gomez et on le flanque de danseuses "espagnoles", très flamenco. C’est un triomphe en France et bien au-delà. Ce sera d’ailleurs le premier album français à obtenir un disque d’or aux USA, certifié par le R.I.A.A. Avec d’autres reprises, dont le second succès du  groupe, fin 1977, qui est à nouveau un titre popularisé par les Animals (1964), The House Of The Rising Sun, en fait un traditionnel (adapté par Hugues Aufray et Vline Buggy pour Johnny Hallyday : Le pénitencier).   

ARTISTES SIXTIES : DISCOITALIANO, MA NON TROPPO...

En 1976, cela fait dix ans que Joe Dassin a conquis la France, l’Europe du Nord, l’Espagne et l’Amérique du Sud, et même l’URSS. Alors qu’il adapte depuis quelques mois avec succès l’Italien Toto Cutugno, ce dernier lui offre une petite entorse disco avec 15 minuti di un uomo, qui devient Le jardin du Luxembourg sous la plume de Claude Lemesle, un titre de plus de six minutes (avec une partie disco à grand renfort de cordes), dont la durée ne l’empêchera pas d’être un succès. Dassin l’enregistrera aussi en espagnol. En 1979, un des derniers tubes de Dassin (Le dernier slow) sera signé d’un autre Italien, Dario Farina, qui deviendra l'un des rois de l’Italo-disco.
​​​​​​​Gérard Lenorman, lui aussi, chante Cutugno pour replonger dans les eaux troubles du disco avec Ça va, dont le texte en français est signé Pierre Delanoë. À noter que les chansons de Cutugno sont des adaptations d’originaux italiens qui ont rarement été des tubes, voire qui ont été souvent à peine enregistrés en version originale.  

Qui l’eut cru ? Nouvelle Piaf, arrivée juste après le yéyé, Mireille Mathieu - devenue la plus importante chanteuse française à l’export (avec Nana Mouskouri qui est aussi une artiste signée en France) - se jette dans la bataille pour le titre de Disco-Queen ! Son pygmalion, Johnny Stark, succombe en 1980 aux sirènes du disco, et "Mimi" adapte le tube des Bee Gees pour Barbra Streisand, Woman In Love. Ce dernier devient Une Femme amoureuse sous le plume de son fidèle Eddie Marnay. L’année suivante, la Demoiselle d’Avignon adapte The Winner Takes It All d’Abba - le groupe de plus en plus disco - grâce à Charles Level qui en fait le tubesque Bravo tu as gagné.
Première Mademoiselle à chanter du blues, Nicoletta délaisse ponctuellement, en 1975, ce style au profit de l’adaptation du Can't Give You Anything But My Love des Stylistics, qui devient le beaucoup plus disco À quoi sert de vivre libre ? sous la plume de Claude Carmone alias Arlette Tabart (Babar). En 1979, Nicoletta remet un doigt dans la machine infernale du disco avec J’aurais dû écouter Mama, l’adaptation du I Should've Listened to Mama de Lena Zavaroni, qu’adapte Jean-Michel Rivat.  

DALIDA PIONNIÈRE DU DISCO...GRÂCE À UN TITRE RÉTRO

Dalida, non seulement va surfer la vague disco, mais elle va la dompter ! Orlando l’a souvent dit : Dalida a été une des premières en France à faire du disco, dès 1976. C’est vrai, mais la diva n’a pas été pionnière dans la création de véritable french disco, préférant tremper dans cette sauce d’anciennes chansons, souvent étrangères comme la mexicaine Besame mucho de 1941, d’abord adaptée en français par Joséphine Baker en 1944. Dalida bénéficiera cependant d’une nouvelle adaptation signée de Pascal Sevran et de sa fidèle complice Serge Lebrail, alias Simone Gaffie (Embrasse-moi).
La même année, Dalida adapte aussi l’italienne Tornerai de 1937 devenue J’attendrai, d’abord par Tino Rossi, Jean Sablon et surtout Rina Ketty en 1938…. L’adaptation d’origine était de Louis Poterat, un texte que Dalida reprend tel quel. Si la version "dalidesque" est un joli succès, la star l’exporte aussi, en enregistrant la version originale italienne et même la version espagnole. En 1979, après des tubes disco 100% français, Dalida s’offre un titre quasi-original du créateur italien à la mode qui alimente en tubes toute la chanson française : Toto Cutugno. Il présente à Dalida Monday Tuesday (Laissez-moi danser) que Pierre Delanoë adapte en français, sauf une partie en anglais confiée à Jeff Barnel, lequel signera aussi pour la diva une version tout en anglais, Let Me Dance Tonight
​​​​​​​C’est ensuite en 1983 que Dalida reprend le standard Smile signé Charlie Chaplin. Avec un nouveau texte de Gilbert Sinoué et Jeff Barnel qui en font Femme, avec le fameux tempo disco en bonus. À noter que toutes ces adaptations ont été trempées dans un bain disco grâce à l’arrangeur Tony Rallo et à l’ingénieur du son Bernard Estardy du Studio CBE, spécialiste du pied dit "à la noire".  

AMANDA, PLUS GERMAN QUE FRENCH DISCO  

Après avoir été une égérie des Stones dans le Swinging London des mid-sixties, Amanda Lear devient mannequin professionnel puis chanteuse. Après un 45 tours en français, dont elle enregistre aussi la VO en anglais en 1976, la belle Amanda signe avec une maison de disques ouest-allemande et se met au travail avec le compositeur et producteur de Munich Anthony Monn.
Leur premier succès Outre-Rhin est Blood And Honey (N°12), qui s’exporte aussi en Italie (N°5). En 1977, son album fait un malheur en RFA et sacre Munich capitale du Disco allemand. Il faut dire qu’avec les deux tubes de l’opus Tomorrow et Queen Of Chinatown (N°2), Amanda est classée cette année-là troisième chanteuse de RFA d’après la revue professionnelle Musikmarkt. L’Italie plébiscite aussi le premier des deux titres (N°4). Amanda est à son apogée de Disco Queen en 1978, notamment grâce à Follow Me, un tube non seulement en RFA (N°3) mais aussi aux Pays-Bas (N°2). Ce titre lui permet d’être première chanteuse Outre Rhin d’après le Musikmarkt, mais aussi en Europe continentale où on l’applaudit au Palace à Paris.   
Le titre suivant, The Sphinx, est à nouveau un tube en Allemagne, alors qu’ Enigma est un un succès aux Pays-Bas (N°17). Toujours en 1978, elle positionne son album Sweet Revenge N°4. Il sera disque d’or en France au moment où la chanteuse se rend au Japon en décembre pour participer à l’émission « Let’s Go Young » avec Queen Of Chinatown. Elle décrochera un disque d’or pour ce titre classé N°64 au Top Oricon, le top japonais de référence.
Plus rien ne semble arrêter la reine du disco allemand, même si les productions munichoises sont de plus en plus nombreuses (Boney M en fait partie depuis 1976). En 1979, Fashion Pack est le nouveau tube d’Amanda en France. Il marche moins en Italie (N°34), et en Allemagne (N°24), le disco résistant mieux dans l’Hexagone qu’ailleurs. Les Allemands pourtant enchainent avec Fabulous Lover, Love Me (N°25), pendant que MusikMarkt la classe N°4 des chanteuses teutones. 1979 est aussi l’année où l’Espagne commence à réagir à la blonde sulfureuse avec Run Baby Run (N°16). En 1980, Amanda Lear freine son recul en Allemagne avec Diamonds (N°30) et Solomon Gundie (N°36). C’est en 1981, qu’elle se classe pour la dernière fois dans ce pays avec Egal (N°75).  

L'auteur

Jean-Pierre Pasqualini

Animateur sur Melody, la chaine vintage de divertissement musical depuis 2003, JPP en dirige les programmes depuis 2013.

Cet ex-pionnier de la radio FM (entre 1982 et 1985) et rédacteur en chef de Platine Magazine durant 25 ans (de 1992 à 2017), membre de l’Académie Charles Cros et du Collège des Victoires de la Musique, est aussi sollicité régulièrement par de nombreux médias (M6, W9, C8…). Ces derniers mois, il a participé à de nombreux documentaires sur la chanson patrimoniale (Hallyday, Sardou, Pagny, Renaud…), comme contemporaine (Stromae, Christophe Mae…).

JPP intervient également sur les chaines et dans les émissions de News (BFM, LCI, C News, « Morandini », « C’est à vous »…) et les radios (Sud Radio, Europe Un, RMC Info Sport, France Inter…) pour des événements liés à la chanson (Eurovision, Disparitions de France Gall, Charles Aznavour, Dick Rivers…). Il a même commenté en direct les obsèques de Johnny Hallyday sur France 2 avec Julien Bugier.

Coté chansons, JPP a participé, depuis presque 30 ans, à de nombreux tremplins, du Pic d’or de Tarbes au Festival de Granby au Québec en passant par le tremplin du Chorus des Hauts de Seine.
Enfin, JPP a produit des artistes comme Vincent Niclo, en manage d’autres comme Thierry de Cara (qui a réalisé le premier album des Fréro Delavega)…
JPP a signé quelques ouvrages sur la musique et écrit des textes de chansons. Il a même déjà travaillé sur un album certifié disque de platine (Lilian Renaud).

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