X
interstitiel

exposition

Petites histoires des chansons coquines


La petite musique de notre vie sentimentale et sexuelle fredonne entre nos oreilles depuis nos premiers émois. Si la bande-son de nos amours demeure personnelle, voire intime, cette sélection suggestive de chansons coquines pourrait bien réveiller en vous de délicieux souvenirs.

L’histoire de la musique, du répertoire paillard à la variété contemporaine en passant par les chansons poétiques, le rock et la pop, regorge de textes romantiques, érotiques et parfois sulfureux. Les mélodies suggèrent l’ambiance de la scène et les voix des interprètes nous entraînent au pays des malices.

Envie de fantasmer, de danser un slow, de séduire, de déclarer sa flamme, de sublimer les préliminaires, de s’abandonner aux jeux de l’amour, de s’offrir du plaisir en solitaire ? Il y aura toujours une chanson pour accompagner l’instant fragile ou volcanique et le figer dans notre mémoire. L’amour n’est-il pas plus exaltant en musique ?Nous vous invitons à découvrir les petites histoires de ces succès discographiques « fripons » interprétés par les plus grands noms de la chanson française et les stars internationales de la pop.

Par Stéphane Deschamps - 2018

© reshoot/vector1st

Fantasmer


Selon Andy Warhol : « L’amour fantasmé vaut bien mieux que l’amour vécu. Ne pas passer à l’acte, c’est très excitant. » Si le thème du fantasme occupe une place conséquente dans les œuvres littéraires, cinématographiques, théâtrales ou picturales, de nombreux auteurs l’ont également abordé en chanson. Qui n’a jamais fredonné J’ai encore rêvé d’elle du groupe Il était une fois ou Mon mec à moi de Patricia Kaas ?

Ces textes saupoudrés de rêveries sentimentales peuvent également contribuer à faire passer un message auprès de l’être aimé. Dans leur écrin musical, les paroles stimulent inconsciemment notre imaginaire et nous font penser à une personne ou nous suggèrent un scénario érotique inassouvi. Fermez les yeux, montez le son, et laissez votre cinéma intérieur projeter vos fantasmes sur l’écran noir de vos nuits blanches.

Sacha Distel et Brigitte Bardot, Le Soleil de ma vie, 1973

« C’est comme si tout avait commencé
/ Depuis plus d’un million d'années
/ C’est comme si nous nous étions trouvés
/ En nous cherchant
/ Depuis la nuit des temps… » 

Neveu de Ray Ventura, Sacha Distel supervise en 1956 la bande-son du film Et Dieu… créa la femme et rencontre à cette occasion Brigitte Bardot. Premier contact tendu entre les deux artistes, car la star arrive en retard. C’est au début de l’été 1958 qu’ils se retrouvent à La Madrague, où ils vivront le début de leur idylle sous le soleil de Saint-Tropez. Bien plus qu’un fantasme, Brigitte est le soleil de sa vie, le soleil de ses jours, le soleil de ses nuits, elle est le soleil de l’amour, comme le chantera quinze ans plus tard le crooner. En attendant, Sacha Distel, guitariste émérite féru de jazz, a très envie de se lancer dans la chanson. Il écrit à l’ombre des cyprès une ballade en hommage à sa belle intitulée Brigitte ! Comme un clin d’œil à leur brève histoire d’amour, Brigitte et Sacha reprennent en 1973 You Are The Sunshine Of My Life de Stevie Wonder, sous le titre Le Soleil de ma vie.  

Doc Gynéco, Vanessa - 1996

« Sur le petit écran, j’m’imagine avec Vanessa / Sa bouche fiévreuse, nos étreintes ravageuses / Sa langue brûlante et son corps excité / Sa voix haletante, bordée d’obscénités… »

Dans le domaine du fantasme, l’irrésistible et fantasque Doc Gynéco fait claquer les mots comme claque l’élastique d’une jarretière, donnant le coup d’envoi d’un feu d’artifice sexuel. À cette époque, son cabinet est ouvert tous les premiers samedis du mois à minuit, histoire de consulter avec malice le film porno de Canal+. À la fois romantique, polisson, obsédé sexuel et macho, Doc Gynéco mate des photos de Vanessa tout en faisant des clins d’œil à Florent Pagny et Lenny Kravitz, les ex-compagnons de la lolita. Extraite de l’album Première consultation, vendu à plus d’un million d’exemplaires, la musique de ce titre est terriblement envoûtante. Langoureuse et sensuelle, la mélodie incarne à la perfection le personnage fantasmé par le rappeur provocateur.  

Danser un slow


Le slow n’est-il pas l’expression verticale d’un désir sentimental ? Rappel technique d’une danse culte mais aujourd’hui délaissée : le garçon place ses mains sur les hanches de sa partenaire, cette dernière reposant les siennes sur les épaules de son cavalier. Rien de plus compliqué ! Lumière tamisée, mélodies lentes et langoureuses, même les plus timides d’entre nous avaient leur chance au moment suspendu des séries de slow en discothèque ou dans le garage à l’heure de la boum.
Premiers émois amoureux sur fond d’irruption acnéique, Sophie Marceau, icône des ados des années 1980, a marqué toute une génération dans l'immanquable Boum de Claude Pinoteau.
Ancêtre des sites de rencontre sur Internet, le slow s’est éteint au profit d’une réalité virtuelle engendrée par l’ère du numérique. Mais combien de couples se sont rencontrés et aimés sur l’air de Purple Rain, T’en va pas, Hotel California, Succès fou, Carreless Whisper, J’ai faim de toi … ?

Richard Sanderson, Reality ("Réalité") - 1980

« I dream of holding you all night  Je rêve de te tenir dans mes bras toute la nuit / And holding you seems right Et te tenir dans mes bras semble une bonne chose / Perhaps that’s my reality Peut-être est-ce ma réalité… »

Quand on se rappelle les boums de nos années 80, on repense aux fiévreuses séries de slows. De purs moments de grande solitude pour les plus manches ou d’exaltation pour les plus conquérants. La référence cinématographique en la matière est incontestablement La Boum de Claude Pinoteau avec Sophie Marceau. Sur fond de roulages de pelle et de psychodrames pour ados boutonneux, ce film explose au son de Reality, titre phare de la comédie sentimentale composé par Vladimir Cosma.
À l’origine, les producteurs du film voulaient imposer une star de la chanson, mais Vladimir les convainc de choisir un inconnu, de préférence masculin, pour interpréter le slow qui tue. Le choix se porte sur un jeune Britannique : Richard Sanderson. Résultat ? Reality atteint le sommet des hit-parades en France et cartonne en Allemagne, Italie, Autriche, Suisse, Chine et Corée, comptabilisant huit millions d’exemplaires écoulés dans le monde.   

Draguer


Dans son Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis, Pierre Desproges constate : « L’œil est capable du clin. Le clin est la base même de la spécificité de l’œil. Il n’existe pas, en effet, de clin d’oreille, ni de clin de nez. Le clin d’œil sert à marquer subrepticement une complicité tacite entre deux ou plusieurs chenapans. Il permet aussi au dragueur de se faire connaître avec une relative retenue et une certaine discrétion qu’on ne retrouve pas dans la main au panier. »

Si l’œil demeure un organe indispensable pour draguer, l’oreille stimulée par une musique érotique joue également son rôle ! Des ballades romantiques ou facétieuses peuvent inciter au contact et motiver certaines rencontres. Si la chanson Vous les femmes de Julio Iglesias inspire à la séduction, d’autres comme I’m A Lover d’Andrea, Je suis sex-appeal de Jean Sablon ou Le Dragueur des supermarchés de Jacques Dutronc dressent le portrait d’un séducteur.

Claude Nougaro, Les Don Juan - 1962

« Mais chaque fois que l’on renifle / La piste fraîche du jupon / Pour un baiser, pour une gifle / Sans hésiter nous repartons / La main frôleuse et l’œil luisant / Nous les donjujus, nous les Don Juan… »
Cette année 1962 est marquée par la disparition de Marilyn Monroe, une des héroïnes de Claude Nougaro. Le jazz illumine l’esprit du poète. Il le considère comme une musique visionnaire qui s’adresse au corps. C’est avec le chef d’orchestre Michel Legrand et Eddy Louiss à l’orgue Hammond que Nougaro se lance dans l’écriture d’un deuxième album.
Véritable chef-d’œuvre, cet opus est truffé de tubes : Le Cinéma, Une petite fille, Le Jazz et la Java et les fameux Don Juan« Quand un artiste commence à avoir son nom connu, à passer beaucoup à la radio, à avoir sa photo dans les magazines, une certaine catégorie de filles s’intéresse à lui explique le chanteur. Là, on peut se croire Don Juan car on a de bonnes fortunes assez faciles, mais intrinsèquement je ne crois pas l’être. » 
Dans Les Don Juan, Michel Legrand traduit parfaitement l’état d’esprit de ces coureurs du tour de taille, tandis que les mots du petit taureau toulousain dansent sur un rythme effréné.   

Préliminaires


Le meilleur moment de l’acte amoureux n’est-il pas celui où l’on monte l’escalier ? Sigmund Freud explique : « Le caractère normal de la vie sexuelle est assuré par la conjonction vers l’objet et le but sexuel de deux courants, celui de la tendresse et celui de la sensualité. » En prélude au Sirocco de tendresse qui soufflera avant le rapport sexuel, cette montée de l’escalier regorge de sensualité et s’inscrit au registre des préliminaires.

Dans ce domaine figurent également le dîner aux chandelles, les dessous chics, les massages, le visionnage d’un film érotique, les jouets et l’écoute d’une musique inspirante pour accompagner ce moment délicieusement excitant. À l’écoute de ces chansons inspirantes vous suivrez Gainsbourg dans L’Hôtel particulier ou Massive Attack dans leur Paradise Circus, tout en fredonnant C'est extra de Léo Ferré…

Peggy Lee, Fever - 1958

« When you put your arms around me Quand tu mets tes bras autour de moi / I get a fever that’s so hard to bear  J’ai la fièvre, c’est trop dur à supporter / You give me fever (you give me fever)
when you kiss me… /
Tu me donnes la fièvre (tu me donnes la fièvre) quand tu m’embrasses… »

Alors que la fièvre du rock’n’roll continue de secouer le pays de l’Oncle Sam avec l’irrésistible Jailhouse Rock d’Elvis Presley, en France l’industrie du disque tourne à plein régime. Les musiques venues d’outre-Atlantique s’apprécient sur vinyle comme celle de Fever, interprétée par Peggy Lee, chanteuse et actrice originaire de Jamestown dans le Dakota du Nord.
Les paroles écrites par Joseph Arrington Jr. ont été cédées pour trois cents dollars seulement au songwriter Eddie Cooley, qui compose ce titre avec Otis Blackwell.La première version chantée par Little Willie John sort en 1956 et s’écoule à plus d’un million d’exemplaires.
La deuxième, et la plus célèbre, reste celle de Peggy Lee en 1958. Pour trois cents dollars, l’ambiance jazzy dégagée par la contrebasse, les claquements de doigts et la voix sexy de Peggy donneront également la fièvre au monde de la publicité.  

Faire l'amour

La musique peut-elle s’afficher au registre des aphrodisiaques ? En tout cas elle permet d’installer une ambiance rassurante, de créer un climat propice au rapprochement amoureux. En créant notre bande-son pour faire l’amour, nous restons dans notre propre univers. Qu’elles soient lancinantes, suggestives, rythmées, exotiques… ces instrumentaux sensuels ou chansons charnelles réveillent nos sens et nous font la courte échelle pour caresser le septième ciel.

Comment ne pas vibrer sur Sexual Healing de Marvin Gaye, ne pas perdre la cadence sur le Bolero de Ravel, ne pas susurrer sur Miss You des Rolling Stones ou ne pas gémir sur I Put A Spell On You de Screamin’Jay Hawkins ? Après tout, le sexe ne s’inscrit-il pas dans l’ADN du Rock et des chansons subversives?

Marvin Gaye, Lets' get it on - 1973 

« Gonna get it on  Faisons-le / I wanna get it on Je veux le faire / You don’t have to worry that it’s wrong  Ne te demande pas si c’est bien ou mal / If the spirit moves ya Si tu te sens bien / Let me groove ya... good... Laisse-moi bouger... »

L’ambassadeur de la soul, Marvin Gaye, signe en 1971 un des meilleurs albums de tous les temps : What’s Going On. Le crooner au sourire dévastateur récidive deux ans plus tard en sortant un nouveau 33 tours intitulé Let’s Get It On.Sa liaison extraconjugale avec Janis Hunter, alors âgée de 17 ans, lui inspire cet opus spirituel, sensuel et sexuel. Marvin Gaye donne une dimension épicurienne à l’acte d’amour tout en y associant sa foi en Dieu. Marvin précisera : « Je soutiens que le sexe est le sexe et l’amour est l’amour. Ils s’accommodent bien ensemble si les deux personnes sont à peu près dans le même état d’esprit. »
On peut être du même sang, mais pas forcément être dans le même état d’esprit : la veille de son quarante-cinquième anniversaire, le 1er avril 1984, Marvin Gaye est assassiné par son propre père, pasteur, suite à une embrouille familiale.  

Jouer


Les jeux érotiques semblent un excellent moyen de réveiller sa libido et de booster sa sexualité. Ces pratiques, qu’elles soient gourmandes, accessoirement vibrantes ou basées sur la domination sont parfois chantées par des artistes animés d’un certain sens de la provocation.

Véritables références en la matière, Madonna, Iggy Pop, Serge Gainsbourg, Led Zepplin, Prince ont célébré à leur manière l’amour ludique, briser les tabous et participer à la démocratisation de ces jeux exquis. Envie de crème chantilly, d’une petite fessée, de se mettre en scène devant l’objectif, de batifoler dans son bain avec un petit canard ? Ces scénarios coquins inspirent auteurs, compositeurs et interprètes le temps d’une chanson qui se transforme, à son tour, en véritable objet érotique.

Depeche Mode, Master and servant - 1984

« There’s a new game Il y a un nouveau jeu / We like to play you see Auquel nous aimons jouer, vois-tu / A game with added reality Un jeu avec de la réalité supplémentaire / You treat me like a dog Tu me traites comme un chien /Get me down on my knees Me mets sur les genoux… »

Leur nom, Depeche Mode, est emprunté à un magazine féminin publié en France. Ces quatre banlieusards de Basildon, près de Londres, aux coiffures ridicules fabriquent une musique industrielle enluminée de synthétiseurs, de percussions froides et d’échantillonnages. La plupart de leurs chansons parlent d’amour, de sexe et de religion. Des tubes comme Master And Servant vont leur donner une envergure internationale, mais cette reconnaissance planétaire n’est pas synonyme de parcours de santé. Les membres du groupe, accros au sexe et aux expériences insolites, testent d’innombrables substances illicites. Quant au charismatique chanteur Dave Gahan, victime d’accidents cardiaques, d’overdoses à répétition et sujet aux tentatives de suicide, il est considéré comme un véritable miraculé d’une période où il semblait toujours bon de jouer à se faire mal.  

Bryan Ferry, Slave to love - 1985

“I can hear your laughter Je peux entendre ton rire / I can see your smile Je peux voir ton sourire / Slave to love Esclave de l’amour…”

Créé et interprété par Bryan Ferry après la séparation de son groupe Roxy Music, le langoureux Slave To Love est extrait de son premier album solo, Boys and Girls. Coup de génie pour le crooner so british qui voit sa ballade figurer dans 9 semaines 1⁄2 d’Adrian Lyne. Le réalisateur retranscrit l’attirance sexuelle suscitée par un beau voyou nommé John Gray (Mickey Rourke) sur une aguichante New-Yorkaise incarnée par Kim Basinger. Leur relation est exclusivement basée sur le sexe, avec un net penchant pour la domination sadomasochiste. Ainsi la troublante Elizabeth devient-elle une véritable esclave de l’amour entre les mains de John, comme le chante Bryan Ferry sur la bande originale du film. Quant au clip de Slave To Love, il est signé Jean-Baptiste Mondino, avec la participation des mannequins Laurence Treil et Christine Bergström.   

Plaisirs au féminin


Dans son essai existentialiste Le Deuxième Sexe paru en 1949, Simone de Beauvoir écrit : « Il y a des tendances lesbiennes chez presque toutes les jeunes filles ; ces tendances se distinguent à peine de la délectation narcissiste. » Dans la religion et la société, le lesbianisme a pendant longtemps été « ignoré » par rapport à l’homosexualité masculine. Des écrivains du XIXe comme Théophile Gautier ou Guy de Maupassant ont effleuré le sujet dans une encre souvent teintée de misogynie.

Aujourd’hui l’amour au féminin s’affiche, se revendique et s’exprime à travers toute forme d’art dont la musique. Parmi ces chansons, « Sans contrefaçon je suis un garçon » affirme Mylène Farmer, « Nuit magique » raconte Catherine Lara, « Te amo » déclare Rihanna, « Ta reine » fredonne Angèle, « La Garçonne » évoque Colette Mars, « Lola » et « Nelly » chantent Superbus…

Plaisirs au masculin


Des opéras du XXe siècle au répertoire pop en passant par les chansons existentialistes de l’après-guerre, le thème de l’homosexualité est abordé dans de nombreuses œuvres musicales. Les auteurs militent, caricaturent, revendiquent, parodient, évoquent une attirance…

Du côté des interprètes stars, le pionnier bousculant les codes est un certain Ziggy alias David Bowie qui s’affiche dans un look androgyne. En 1978, Sylvester surfe sur la vague déferlante du disco et devient l’icône gay en interprétant You Make Me Feel. Les clubs gays des années 1970 s’émanciperont au son des chansons engagées du disco. En 1984, Jimmy Sommerville et Bronsky Beat traitent de l’homophobie à travers Smalltown Boy. Un thème abordé par Calogero à travers J’ai le droit aussi. La difficulté d’assumer son homosexualité est évoquée par Renaud et son Petit pédé, quant à Mika, il chante le changement d’orientation sexuelle avec Billy Brown.

Queen, Bohemian Rhapsody - 1975

« Mama, life had just begun
Maman, la vie venait de commencer /
But now I’ve gone and thrown it all away Mais maintenant je suis parti et j’ai gâché tout cela / Mama oooh... Didn’t mean to make you cry Maman, oooh... Je n’avais pas l’intention de te faire pleurer… »

C’est en 1970, année du lancement officiel du groupe Queen, que Freddie rencontre sa future femme, Mary Austin. Au bout de quatre années de vie conjugale, Freddie est de plus en plus attiré par les hommes. Il finit par avouer son changement d’orientation sexuelle à sa bienveillante épouse.Le chanteur aurait glissé son message dès le début de la chanson : « Maman, je viens de tuer un homme, j’ai mis un pistolet contre sa tête. J’ai appuyé sur la détente, maintenant, il est mort... »
Ces mots transpirent comme une manière cachée de faire son coming out. Le défunt cité dans Bohemian Rhapsody serait l’ancien Freddie, l’hétérosexuel qu’il essayait d’être en vain. Son compagnon Jim Hutton confirme la théorie de la chanson-confession sur fond de culpabilité, expliquant que la star n’aurait jamais reconnu publiquement son homosexualité par correction vis-à-vis de sa famille.  

Plaisirs solitaires


Comme le souligne Woody Allen : « Ne dites pas de mal de la masturbation. C’est la manière la plus sûre de faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime. »

Classés pendant longtemps au rayon des sujets tabous, le plaisir solitaire est de nos jours recommandé pour ses bienfaits sur la santé et notre bien-être. Sa pratique diminuerait le stress, favoriserait le sommeil, décuplerait le plaisir, aiderait au self control… Alors on dit merci qui ? Merci aux endorphines sécrétées par le cerveau au moment du geste. Et merci aux chanteurs qui prônent derrière leur micro l’art de la caresse en solo. Citons parmi eux, Pierre Perret avec La Carotte, Prince et sa Darling Nikki, Lady Gaga pour Sexx Dreams ou encore Britney Spears avec Touch Of My Hand