Solidarité confraternelle. En 1951, d'éminents créateurs, convaincus de leur devoir de solidarité envers leurs pairs en difficulté financière, se rassemblent au sein d'une association. C’est la naissance du Comité du Cœur des sociétaires Sacem, tel qu’il sera nommé en 1953.
Vivre de ses mots ou de ses notes relève parfois du défi. Les métiers d’auteur et de compositeur contiennent, par nature, leur part de risque et d’incertain. Si les carrières artistiques sont, aujourd’hui encore plus qu’hier, fragiles et volatiles, l’attention et le soin portés à ceux qui en ont le plus besoin, n’ont cessé de se renforcer et de se développer depuis la création du Comité du Cœur des sociétaires Sacem.
Le Comité du Cœur des sociétaires Sacem apporte secours et aide exceptionnelle à toutes celles et ceux qui vivent des situations de détresse. Cette exposition propose de revenir sur l'histoire de l'association.
2020 - Crédit photo : Ndabcreativity
Un engagement historique
Dès les origines de la Sacem, les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ont ancré l’entraide et la solidarité dans l’ADN de leur société. Rémunération de l’instant – celui de la diffusion ou de la reproduction de l’œuvre –, le droit d’auteur est appréhendé à plus long terme : il doit pouvoir protéger celles et ceux qui ont dédié leur vie à l’art et à la création, dans une démarche professionnelle.
Un peu d'histoire
Dans les années 1898-1899, ce sont les bases du régime d’allocations d’entraide (actuel RAES) qui sont posées.
En 1947, alors que la France vient de créer son dispositif de sécurité sociale, la Sacem ouvre une mutuelle – la Société mutualiste – dédiée à ses membres.
En 1951, d’éminents créateurs, convaincus de leur devoir de solidarité confraternelle, se rassemblent au sein d’une association pour aider leurs pairs en difficulté financière : le Comité du cœur des sociétaires Sacem.
Le Comité du coeur des sociétaires Sacem aujourd'hui
Depuis, l’association du Comité du Cœur des sociétaires Sacem attribue chaque année des aides ponctuelles aux créateurs en difficulté financière pouvant justifier avoir vécu de leurs droits d’auteur. Il réunit aujourd’hui plus de 1 500 adhérents, auteurs et compositeurs professionnels membres de la Sacem, qui contribuent, volontairement, par leurs cotisations, au financement de ce dispositif de solidarité.
Le Comité du Cœur est administré par un Conseil d’administration composé de quinze auteurs et compositeurs élus pour trois ans par son Assemblée générale. Sa gestion est assurée par le service des Affaires Sociales de la Sacem.
« Une généreuse communauté de dénicheurs de mots et dépisteurs de mélodies ! »
Claude Lemesle, Auteur, Vice Président du Comité du Cœur, Président d’honneur de la Sacem. S'il est une association qui doit tenir à cœur aux créateurs que nous sommes, c'est certainement « L'association d'entraide et de solidarité des auteurs et compositeurs membres de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique », dite plus simplement « Comité du Cœur ». Notre communauté de dénicheurs de mots et de dépisteurs de mélodies n'est jamais aussi belle que lorsque sa somme d'individualités assume sa générosité. C'est son plus joli rôle carsi le poète ou le musicien s'entoure souvent d'une tour d'ivoire, il sait aussi ouvrir les fenêtres et les bras.
La première mission du Comité du Cœur est donc de « dépanner » celles et ceux d'entre nous qui traversent une passe difficile. Cela peut se faire de plusieurs manières : soit un soutien financier ponctuel, soit le paiement de cotisations en souffrance, soit un accompagnement social sous la houlette de notre assistante, professionnelle aussi dévouée que compétente. Il soutient également des associations à vocation sociale et musicale. Il décerne enfin des prix dont chacun est autant un témoignage d'admiration envers certains très grands talents qu'un coup de pouce financier toujours bienvenu.
La création
Association de solidarité créée et portée par des auteurs, compositeurs et éditeurs membres de la Sacem, le Comité du Cœur des sociétaires Sacem vient en aide aux auteurs et compositeurs en détresse depuis près de 70 ans.
Les origines
Dans la France d’après-guerre, face aux difficultés rencontrées par les auteurs et compositeurs, est créée une association dont la vocation est de venir en aide aux créateurs en difficulté en leur apportant une aide financière, morale, un soutien pratique et un accompagnement indispensable. Instituée par un décret du 21 février 1951 et annoncée dans Le Journal Officiel du 3 mars 1951, elle est baptisée : Comité du Cœurdes sociétaires Sacem.
Parmi les grandes figures ayant contribué à la création, on retrouve son président fondateur : Albert Willemetz, librettiste, lyriciste (parolier) et scénariste français, Bruno Coquatrix, trésorier du Comité du Cœur et Henri Contet, immense auteur, membre éminent, conseiller de 1951 à 1954, qui succèdera à Albert Willemetz jusqu’en 1980 à la tête de l’association. Parmi les noms des premiers membres, on relève également ceux, très prestigieux, de Francis Lopez, Raymond Vinci, Joseph Kosma, Max François, André Hornez et Albert Lasry.
Auteur, lyriciste et scénariste, Albert Willemetz naît à Paris en1887. Il publie ses premiers poèmes sous son nom de plume de Metzvill, alors qu’il est secrétaire de Georges Clémenceau. Son travail parvient aux oreilles de Mistinguett et de Maurice Chevalier. Sa carrière est lancée.
De là, auteur prolifique, Albert Willemetz signera plus 3000 chansons (Valentine, Dans la vie faut pas s'en faire, Félicie aussi...), plus de 100 comédies musicales (Phi-Phi, Ta Bouche, Là-Haut, Dédé...), plus de 100 revues, et des dizaines d’opérettes et des scénarios de films.
Il a imposé dans les années 20 le terme et la technique des « lyrics » désignant les paroles chantées des comédies musicales imaginées après la composition. Son innovation et sa création dans la modernisation de l’opérette sont encore aujourd’hui saluées.
Il sera successivement Directeur du Théâtre des Bouffes-Parisiens pendant 30 ans, Président de la Sacem (élu à la Libération en 1945), puis de la Cisac en 1956.
Henri Contet (1904-1998)
Auteur, Henri Contet est né le 8 mai 1904 à Anost en Saône-et-Loire. Titulaire d’une formation supérieure en électricité, il commence sa carrière comme ingénieur.
Très vite, il est rattrapé par ses envies artistiques et se lance dans le cinéma et le journalisme. C’est fort de cette aventure qu’il croise le chemin d’Edith Piaf sur le tournage d’un film durant la guerre.
Autodidacte, il amorce une carrière d’auteur et lui compose « C’est une histoire d’amour » en 1942 ou encore « Padam…Padam… » en 1952.
À la libération, il poursuit cette carrière naissante et devient la plume cachée derrière les textes d’Yves Montand, Mireille Mathieu Catherine Ringer, ou encore Ute Lemper.
Artiste aux appétences multiples, il devient Président de la Sacem, société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique. Il ne retire pas sa casquette d’auteur et de parolier pour autant, et continue de multiplier les projets, laissant derrière lui un répertoire riche qui fait désormais partie du patrimoine.
Bruno Coquatrix (1910-1979)
Auteur, compositeur, Bruno Coquatrix né le 5 aout 1910 à Ronchin, grandit au cœur de la ville de Neuilly-sur-Seine. Titulaire d’études prestigieuses, seule la musique l’intéresse. Il décide de faire vivre sa passion et débute sa carrière comme directeur artistique de cabarets dans le quartier de Pigalle.
Durant la guerre, il s’engage aux côtés de la Résistance en offrant ses services pour la rédaction d’un journal clandestin. A la libération, son talent d’écriture est remarqué et reconnu pour ses qualités d’auteur-compositeur. Il compose près de 300 chansons comme « Clopin-Clopant » pour Ray Ventura interprété par Henri Salvador en 1947, et plusieurs opérettes comme « la bonne Hôtesse ».
Dévoué au spectacle et à la chanson, Bruno Coquatrix investit toutes ses économies dans la salle de l’Olympia de Paris et ouvre ses portes le 5 février 1954. Les têtes d’affiche se succèdent avec Georges Brassens, Johnny Hallyday, Dalida ou encore Edith Piaf. Homme d’affaire avisé, Bruno Coquatrix repère aussi les jeunes talents et fait débuter leurs carrières sur les planches de l’Olympia.
Deux ans après sa création, le 11 Août 1953 marque un tournant dans l’histoire de l’association : elle est reconnue d’utilité publique. Cette reconnaissance permet au Comité du Cœur des sociétaires Sacem d’affirmer la crédibilité de son action et par conséquent d’obtenir le soutien, non négligeable, de l’Etat - gage de confiance aux yeux du grand public et en particulier à ceux des donateurs.
En obtenant ce statut particulier, le Comité du Cœur des sociétaires Sacem s’est également vu offrir l’accès à des avantages : parmi eux, la possibilité de recevoir des legs et des donations et non plus uniquement de simples dons « manuels ». « Pour être utile, certes, elle l'est ! Nos carrières tiennent en effet plus du labyrinthe que de l'autoroute, nos vies, loin d'être un long jeu tranquille, font constamment le yoyo et à la vache enragée succèdent plus souvent les vaches maigres que le veau gras. », témoigne Claude Lemesle, auteur, Vice-Président du Comité du Cœur des sociétaires Sacem.
Maurice Chevalier est auteur-compositeur, interprète, acteur, parolier, danseur et comique français. Très proche des fondateurs du Comité du Cœur des sociétaires Sacem, il le rejoint à son tour, car celui qui a connu tous les succès, en France et aux Etats Unis, n’a pas oublié ses origines modestes et les temps difficiles connus enfant, forcé de quitter l’école à 10 ans pour travailler.
On retient du personnage au nœud papillon et canotier mais aussi de l’homme, son sourire et son grand coeur. Dès 1952, faisant sienne la mission d’entraide et de secours du Comité du Cœur des sociétaires Sacem, Maurice Chevalier décide d’offrir en cadeau de Noël à l’association sa villa de Cannes-La Bocca, une des plus belles demeures de la Côte d’Azur. Sur son parc de 3 hectares, des bungalows seront construits, donnant naissance au « Village Maurice Chevalier » qui permettra d’abriter les auteurs et compositeurs professionnels tombés dans la précarité.
Porteur d'un certain cliché français dont il a joué avec humour, Maurice Chevalier a été un grand ambassadeur de la culture française à travers le monde. Grâce à sa ténacité, son talent, il a atteint des sommets de popularité. Son style unique, sa gouaille et sa voix reconnaissable entre toutes ont fait de lui un artiste majeur de notre patrimoine. A sa mort, le 1er janvier 1972, il lègue sa villa cannoise au Comité du Cœur des sociétaires Sacem qui la transforme en un refuge pour les artistes dans le besoin, selon sa volonté. « C'était le cadeau de Noël du « gars de Ménilmontant » à ses consœurs et confrères dans la gêne car cet immense interprète, ce « soleil de scène », comme le définissaient certains de ses contemporains que j'ai eu le plaisir de connaître, était aussi auteur. », Claude Lemesle.
En 1925, Maurice Chevalier fait l’acquisition d’une résidence dans le quartier de La Bocca, à Cannes. Il surnomme sa villa La Louque, en référence au surnom de sa mère. Le 12 septembre 1960, le terrain est inauguré sous le nom de « Village Maurice Chevalier » à la demande de Pierre F. Devaux (alors secrétaire administratif de la ville de Cannes) à l’occasion de l’anniversaire des 72 ans de Maurice Chevalier.
Legs et Prix
Le Comité du Cœur des sociétaires Sacem tire ses moyens d’agir des dons ou legs qui lui sont accordés, à commencer par les cotisations des créateurs solidaires qui sont ses adhérents.
Chaque année, il reçoit des dons et legs de la part de créateurs et éditeurs, une preuve concrète de générosité.
Le legs de Claude Arrieu
Née le 30 octobre 1903 et décédée le 7 mars 1990 à Paris, Claude Arrieu est une compositrice française ayant adhéré à la Sacem le 16 avril 1929. En 1938, elle reçoit le Prix Mesureur de la Sacem. Vingt-ans plus tard, c’est le Prix Joubert qui lui est accordé et le Prix Enoch en 1961.
Le 29 octobre 1986, elle rédige son testament dans lequel elle institue le Comité du Cœur des Sociétaires Sacem en tant que légataire particulier des droits d’auteur qui créditeront son compte.
Parmi ses dernières volontés, elle réclame la création d’un prix portant son nom et respectant certaines conditions. Crée depuis lors, le Prix Claude Arrieu, est décerné tous les deux ans et distingue un jeune compositeur de musique symphonique.
Francis Baxter, né le 24 juillet 1920 à Tourcoing et mort le 26 mars 1999, est un compositeur français et accordéoniste de renom ayant adhéré à la Sacem le 19 juillet 1945. Peu avant son décès, il rédige, le 28 janvier 1999, son testament manuscrit dans lequel il fait don d’une partie de ses droits au Comité du cœur des sociétaires Sacem (plus précisément de 4/36èmes de sa succession).
Le 17 novembre 1999, le Conseil d’administration approuve la création d’un prix Francis Baxter, à l’initiative de l’artiste décédé, dont la mise en œuvre est confiée à Monsieur René Denoncin et Mademoiselle Manou Roblin. Cette distinction a pour vocation de soutenir la carrière d’un jeune compositeur de musique populaire et de récompenser le talent d’un artiste professionnel de l’accordéon.
Louis Ganne, né à Bruyères-les-Mines le 5 avril 1862 et décédé à Paris le 13 juillet 1923, est un compositeur français. Il adhère à la Sacem en tant que stagiaire le 13 juillet 1882 et en devient sociétaire définitif le 26 janvier 1889. C’est selon les volontés testamentaires de ses ayants-droit adressées au Comité du cœur des sociétaires Sacem, que le prix Louis Ganne est créé en 2021.
Ce prix distingue chaque année deux membres de la Sacem – compositeur.trice, chef.ffe d’orchestre ou directeur.trice musical.e – dans le domaine de la musique instrumentale ou de la musique chantée.
Né à Paris le 5 janvier 1887 et décédé le 1er novembre 1969, René Jeanne est un auteur français ayant adhéré à la Sacem le 15 novembre 1927.
En 2009, le prix René Jeanne est rebaptisé prix du Comité du cœur. C’est un prix de solidarité, décerné chaque année à un sociétaire à titre de reconnaissance, d’encouragement et de soutien.
Née à Alexandrie en 1927 et décédée le 21 février 2018, Michaële est une autrice et compositrice française ayant adhéré à la Sacem le 10 septembre 1959. Elle est nommée sociétaire définitive le 1er avril 1976. En 1983, elle reçoit en qualité d’autrice le prix Rolf Marbot pour le titre Femme que j’aime.
Un prix est créé en 2021 conformément à ses dernières volontés, exprimées par voie testamentaire et adressées au Comité du cœur des sociétaires Sacem.
Le prix Michaële est un prix de soutien et d’encouragement décerné chaque année à une créatrice — autrice ou compositrice.
Découvrez l'ensemble des lauréats. Michel Delpech, Anne Vanderlove, Marie-Paule Belle, Valérie Lagrange, Sébastien Farge....
Ils sont consultables sur le site du Comité du coeur des sociétaires Sacem
Témoignages
Découvrez les témoignages de Marie-Paule Belle, Vanessa Bertran, Alain Chamfort et Arlette Tabart.
Marie-Paule Belle
Compositrice
" Ma rencontre avec le Comité du cœur des sociétaires Sacem date de 2016. Cette année-là, celle qui fut à la fois ma compagne, ma parolière et une écrivaine de renom, membre de l’Académie Goncourt, Françoise Mallet-Joris, a connu de grandes difficultés, à la suite d'un accident vasculaire cérébral. Elle devait être placée dans un établissement qui prenne soin d’elle au quotidien. En quelques jours à peine, le comité du cœur, via Roger-Pierre Hermont, a trouvé une solution : Françoise Mallet-Joris a été admise à la Maison des artistes, une maison de repos de grande qualité. Elle y a vécu ses derniers jours avec dignité et entourée de bienveillance. J’ai une très profonde reconnaissance pour le Comité du cœur, qui a été à la fois d’une gentillesse, d’un soutien et d’une générosité extrêmement rare et si précieuse.
La même année, les membres du comité du Cœur des sociétaires Sacem ont su que j’étais atteinte d’un cancer et que mes séances de chimiothérapie m’obligeaient à m’écarter de ma vie professionnelle. Alors que je me trouvais en grande détresse, malade et sans ressources, ils m’ont apporté un soutien financier et m’ont accompagné pendant cette période sans que j’en fasse la moindre demande. Quel formidable élan du cœur que ce comité ! "
Nous devrions tous, auteurs, compositeurs et éditeurs, y contribuer. Le pourcentage prélevé sur nos droits est faible au regard de son utilité. Je suis fière désormais de faire partie de cette belle association de créateurs et éditeurs de musique.
Vanessa Bertran
Autrice de doublage, Administratrice du Comité du Cœur des sociétaires Sacem, Présidente de l’UPAD.
« Je vois le Comité du Cœur des sociétaires Sacem comme une chaîne qui nous relie et dont chacun de nous est un maillon. Celui qui compose ou qui écrit redistribue aux autres le fruit de l’inspiration qu’ils lui ont apportée. Adhérer au Comité du Cœur des sociétaires Sacem, c’est contribuer à l’élan qui fait des auteurs et des compositeurs une fratrie solidaire, c’est accueillir l’autre, faire un pas vers lui, deviner que certains sourires cachent une détresse et tenter de l’apaiser. Adhérer au Comité du Cœur des sociétaires Sacem, c’est permettre que des créateurs dans le besoin trouvent une aide concrète ponctuelle sous forme de don ou de conseil, en toute discrétion. Il n’est jamais trop tard pour adhérer, pour faire reculer la solitude et pour cheminer vers le partage. »
Alain Chamfort
Auteur, compositeur, interprète
« La carrière d’un créateur, c’est si fragile… Un creux de la vague peut vite arriver, avec parfois des détresses si grandes ! La solidarité du métier est la réponse naturelle et la plus directe aux appels à l’aide des auteurs et compositeurs. C’est elle qui est à l’origine de la création du Comité du Cœur des sociétaires Sacem. Son action est exemplaire et absolument irremplaçable. Elle nous permet de tendre la main et porter secours aux créateurs qui en ont le plus besoin. Pour chacun de nous, c’est un petit geste, mais collectivement cela devient un levier d’entraide puissant ! Je suis très attaché à l’action du Comité du Cœur des sociétaires Sacem et j’aimerais que nous soyons toujours plus nombreux à le soutenir. »
Arlette Tabart
Autrice, Présidente du Comité du cœur des sociétaires Sacem.
« Le vrai visage de la musique, c’est le partage. La Fraternité, pourtant inscrite sur nos frontons, cède trop souvent la place à l’individualisme et au repli sur soi. Nous devons, plus que jamais, nous rassembler autour de nos valeurs communes. Il n’y a qu’ensemble que nous garantirons la dignité de nos métiers. »