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Maurice Imbert

1893 - 1981

Compositeur

Maurice Imbert est un compositeur et critique musical né à Sens le 8 Septembre 1893 et décédé à Saint-Mandé le 5 Avril 1981. 

De 1912 à 1914 il effectue des études supérieures de musique à l'école Niedermeyer. Il y reçoit un enseignement musical sanctionné par un concours annuel au jury indépendant dont les diplômes permettaient aux élèves de s'engager dans la vie professionnelle de maître de chapelle ou d'organiste titulaire des orgues paroissiaux. Il a Gabriel Fauré comme professeur avant de l'avoir comme ami. Il y obtient trois 1er prix d'harmonie, de contrepoint et de composition et y acquiert une formation de pianiste.
Ses premières compositions datent de 1914. Ses premières compositions datent de 1914. Il est mobilisé au 89ème régiment d'infanterie en garnison à Sens, il collabore à la musique régimentaire en organisant des concerts au théâtre et en transcrivant des œuvres célèbres pour une petite formation orchestrale. A la fin de la guerre, il compose des musiques d'accompagnement pour le cinéma encore muet de Sens et est démobilisé le 1er avril 1919. Installé à Paris qu'il ne quittera plus, il commence une double carrière de compositeur et de journaliste musical. De 1914 à 1928 il compose environ 90 œuvres de musique de chambre, de chant et piano et pour grand orchestre qu'il dépose à la Société des Auteurs et Compositeurs dès 1923 et dont la plupart seront éditées. Sa participation au SALON de 1924 avec un envoi de quatre œuvres majeures est très remarquée par la critique avec une mention particulière pour une pièce pour le piano qu'il orchestrera par la suite: "Le soir descend sur la tranchée".
 Jusqu'en 1932, ses œuvres seront données régulièrement dans les concerts parisiens et à l'étranger.

Par ailleurs il collabore dès 1919 de manière régulière avec plusieurs journaux et revues musicales. Cofondateur du Courrier Musical, journal d'annonces, d'informations et de critiques musicales, il en devient le secrétaire de rédaction, puis le rédacteur en chef jusqu'en 1935 avant de garder la même fonction à l'Art Musical jusqu'en 1940. 
Il collaborera de 1922 à 1940, comme critique musical à La Musique française, au Journal des Débats ét à l'Information musicale. 
Entre 1941 et 1945, il rédige les suppléments musicaux de l'Illustration. Remarqué comme critique par son sens de la mesure, il sera un précieux soutien pour de nombreux jeunes talents qui rechercheront ses conseils et qui sont devenus depuis des maîtres. 

Après la guerre, il se tourne vers une autre forme de participation musicale en produisant une abondante littérature autour de l'analyse des œuvres. Destinées aux programmes des concerts organisés par les grandes sociétés de production et à certains festivals de province, ces analyses (plus de 4000 recensées à ce jour) sont rédigées avec beaucoup de soin dans un vocabulaire original.
Elles sont marquées d'une érudition encyclopédique constituent à ce jour une somme d'un intérêt tel que Maurice Imbert figure au palmarès des grands critiques du XXème siècle.

En 1981, après avoir institué comme légataire universel la Société Archéologique de Sens, il décède à Saint-Mandé (94) le 8 septembre et repose depuis dans le caveau familial du cimetière des Sièges.
 

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