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Pépites
Causerie anti alcoolique
Bourvil politiquement incorrect
Si la France a tant aimé Bourvil, c’est bien sûr pour ses talents de comique doublés d’une bonne dose de tendresse, son exceptionnel capital de sympathie, mais surtout parce qu’elle se reconnaissait en lui.
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Il a incarné mieux que personne le Français d’une époque, celle des « Trente Glorieuses », de la reconstruction du pays après les épreuves de la guerre.

Un comédien chanteur

Bourvil est donc un comédien aux multiples facettes, y compris celle de chanteur. Mais il est aussi un auteur, admis comme membre stagiaire à la Sacem en mars 1945, qui signe les paroles de toutes ses premières chansons et de nombreux monologues destinés à faire rire le public. Tant sur les scènes des cabarets et des music-halls qu’à la radio, qui l’engage régulièrement.

Ces monologues édités chez Fortin sont d’ailleurs les premiers titres qu’il enregistre à partir de 1946 : La plume, Le vélo, Le ministre de l’agriculture, Le conservatoire, Les castagnettes, L’ingénieur, L’inventeur.

Un fameux numéro

En 1950, Bourvil s’associe avec l’humoriste Roger Pierre pour signer la Causerie antialcoolique qui tourne en dérision les militants des ligues apparues à la fin du 19e siècle pour lutter contre les méfaits de l’alcool, fort répandu dans les classes populaires.

L’effet comique, assez irrésistible, est amené par l’orateur passablement éméché lorsqu’il entame sa causerie… Faut-il préciser qu’à l’heure du politiquement correct que nous vivons aujourd’hui, une telle blague serait plus difficilement admise ?

Deux ans plus tard, Bourvil chantera un texte du même Roger Pierre mis en musique par son complice rencontré durant la guerre, l’accordéoniste Etienne Lorin : À Joinville le Pont, un hymne aux guinguettes des bords de Marne que nous avons tous en mémoire.

Par Martin Pénet

Texte "Causerie antialcoolique"
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